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mercredi 17 avril 2013

JEUDI 18 AVRIL - 18-20H Conférence ILERI ExCHANGE : Faut-il désoccidentaliser l'humanitaire ? Avec Pierre micheletti, ancien président de médecins du monde


Le mouvement humanitaire des ONG internationales est largement dominé aujourd’hui par des ONG issues des pays occidentaux. Cela tient à l’origine des ressources que manipulent ces organisations non-gouvernementales aussi bien qu’à leurs pratiques administratives et de gestion d’équipes sur le terrain. Sans condamner l'ensemble nous véhiculons des repères hérités des écoles et des universités au sein desquelles nous avons été formés. Ce mouvement humanitaire international tel que dominé par cette « tonalité occidentale » ne correspond plus aux équilibres internationaux et en tout état de cause, il n’y a plus aucune raison, que ce soit du point de vue de la localisation des compétences, du pouvoir politique ou de l’énorme revendication identitaire et culturelle à l’œuvre dans les pays d’intervention, que seul ce modèle domine dans l’aide internationale.

Directeur des programmes de Médecins du Monde en 1996, Pierre MICHELETTI devient membre du bureau en 2003 avant d’être élu à la présidence de Médecins du Monde en 2006, responsabilité qu’il exercera jusqu’en 2009. depuis 2009, il est professeur associé à l’Institut d’études politiques de Grenoble. Parallèlement à ses fonctions d’enseignant et à ses responsabilités à Médecins du Monde, Pierre Micheletti est médecin de santé publique au centre hospitalier psychiatrique de Saint-Égrève dans l’agglomération grenobloise. Ouvrages publiés : Afghanistan : Gagner les cœurs et les esprits, PUG, RFI 2011.Les orphelins, Embrasure, RFI, Paris, 2010. Humanitaire : s’adapter ou renoncer, Marabout, Paris, 2008

mercredi 27 février 2013

Table ronde : Les nouvelles frontières de l’humanitaire - Mercredi 27 février 2013 De 18h30 à 20h30

 Table ronde : Les nouvelles frontières de l’humanitaire - Mercredi 27 février 2013 De 18h30 à 20h30
  • A Médecins du Monde 62 rue Marcadet 75018 Paris
Le mouvement humanitaire français puise à la source d’une utopie, celle de faire tomber les frontières. Que les humanitaires aient réussi à les abattre ou simplement – mais c’est déjà beaucoup – à les franchir pour assister des populations en souffrance ne change rien à un mouvement de plus en plus fort : de « nouvelles frontières » apparaissent qui, d’une certaine manière, se surajoutent aux frontières traditionnelles (certaines n’ont fait que se raffermir au gré d’un durcissement de régimes, comme en Syrie). Qu’il s’agisse en effet d’enclaves créées par des mouvements rebelles ou extrémistes ayant pris le contrôle de régions entières à la faveur d’une déliquescence des États (Mali), de législations internes hostiles aux ONG (Russie) ou de refus d’interventions d’ONG internationales opposés par certains pays (Inde, Chine), les ONG doivent donc composer avec un contexte changeant. Est-il plus compliqué désormais pour elles d’intervenir ? Quelles stratégies ont-elles mis en œuvre (retour à la clandestinité ou aide aux frontières en Syrie, action à distance en Somalie…) ? à la faveur de ces phénomènes, les ONG occidentales ne (re)découvrent-elles pas qu’elles ne sont plus seules pourvoyeuses de solidarité, mais qu’elles doivent céder la place à des sociétés civiles locales efficientes ou travailler davantage en partenariat avec elles ?

Syrie
© Agnès Varraine-Leca
 
Un débat animé parJean-Pierre Perrin, grand reporter àLibération
Avec :

  • Caroline Abu-Sada, responsable de l’Unité de recherches à Médecins sans Frontières-Suisse
  • Stephan Oberreit, directeur général de la section française d’Amnesty International
  • Gilbert Potier, directeur des opérations internationales de Médecins du Monde
  • Boris Michel,chef de la délégation du CICR en France
  • Philippe Ryfman, professeur et chercheur associé, Université Paris I Panthéon-Sorbonne

mercredi 13 février 2013

CONFÉRENCE ILERI - Mali, la guerre autrement - 14 FÉV 18H

Il est temps que, dans le conflit malien, se fassent enfin entendre en France, d’autres voix que celles des Etats et des armées. Notamment celles des intellectuels maliens et de la société civile de Bamako, dans sa diversité : partis de l’opposition civile, mouvements islamistes et touaregs ont leur vision de la situation du Mali dans la géopolitique nationale et sahélienne- et de son avenir.

Quelles sont les causes profondes, historiques, de la déliquescence de l’Etat malien ? Quels sont les auteurs du coup d’Etat, et leur destin possible ? Quelle place pour la CDEAO, l’Union Africaine ou l’ONU dans la régulation du conflit à terme, ainsi que de l’ancienne puissance coloniale ? Quelles sont les conséquences humanitaires du conflit malien à l’échelle saharienne ?


Jeudi 14 février à 18h à l'ILERI - 7 avenue des chasseurs 75018 Paris avec :

 

 

Michel GALY, Politologue, Professeur de géopolitique à l'ILERI,


 




Moussa AG ASSARID, écrivain, représentant du MNLA en Europe (Mouvement national pour la libération de l'Azawad),







Dr Oumar KEITA, historien, EHESS (École des hautes études en sciences sociales),








Vincent TAILLANDIER, Directeur des opérations ACF (Action contre la Faim)

mercredi 30 janvier 2013

Document : la feuille de route vers la « sobriété heureuse »

Agriculture, énergie, économie, éducation, démocratie : les amis de Pierre Rabhi publient leur feuille de route alternative de « grandes directions à 50 ans ».

Les amis de Pierre Rabhi, l’agriculteur-philosophe promoteur de la sobriété heureuse, ont un « plan ». Ce mouvement, représenté par l’association les Colibris, présente ce mercredi soir à Paris sa « (r)évolution ».

Cette « feuille de route citoyenne, politique, alternative, coopérative, à destination de tous » n’est pas un programme politique, mais une série de « grandes directions à 50 ans » pour que la politique soit guidée par les préoccupations de long terme de la société civile.
Dans les cinq domaines clés que sont l’économie, l’agriculture, l’énergie, l’éducation et la démocratie, des « objectifs » et des « leviers d’action » pour les atteindre (et qu’il s’agit de promouvoir auprès des élus ou des entrepreneurs) sont proposés. Les maîtres-mots de la feuille de route : décentralisation et sobriété.


Voir le document
 « Incarner les utopies »

A force d’expliquer, depuis trente ans, que nos sociétés industrialisées marchent sur la tête, le petit paysan ardéchois originaire du Sahara a vu le nombre de ses soutiens grandir, s’organiser... au point de s’être engagé en 2002 dans un début de campagne pour l’élection présidentielle. Plus habitué aux livres et aux conférences, il avait lancé alors un appel à une « insurrection des consciences ». Avant de se raviser.

Comme il nous l’a confié dans l’e-book d’entretiens que nous avons publié en juillet 2012, il a rapidement réalisé que : « La politique n’est pas en phase avec la réalité. » Celui qui revendique « d’incarner les utopies » prévient aujourd’hui les politiques au pouvoir qu’« ils devraient être plus sensibles aux initiatives porteuses d’avenir issues de la société civile » 
Le récent sondage Ipsos France 2013 tombe à pic, remarque Cyril Dion, directeur des Colibris :
  • 72% des Français auraient « l’impression que le système politique fonctionne plutôt mal, et que leurs idées sont mal représentées » ;
  • 82% que les hommes et femmes politiques « agissent principalement pour leurs intérêts personnels ».
Des chiffres qui concordent avec l’étude Ifop réalisée pour les Colibris lors du lancement de la campagne « Tous candidats ».

La parabole du colibri
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Juste avant la dernière élection présidentielle, il avait réuni 27 000 « candidats », autant de personnes prêtes à « faire leur part » (comme le dit la parabole du colibri, lire l’encadré ci-contre) dans le changement de société. Puis, ils se sont mis au travail, dans 27 forums locaux, et les plus motivés ont rendu en juillet dernier une matière, soumise à des experts.
Le résultat est ce « plan », dont la version que nous publions est 1.0 et qui sera décliné en un wiki, acutalisé en permanence sur Internet.

« Ceux qui ressentent le message comme étant pertinent vont le propager », prédit Pierre Rabhi, prêt à « répondre aux sollicitations », mais sans avoir le moindre rendez-vous à Matignon ou l’Elysée.

Un « cerveau collectif » où chacun met sa part de génie

Ce grand travail de maïeutique a nécessité de remonter à la « cause des causes » : la démocratie. L’expert choisi pour porter la parole sur ce volet n’est autre qu’Etienne Chouard, héraut du « non » au référendum européen de 2005, et qui réfléchit depuis des années à importer les bienfaits de la démocratie athénienne dans notre monde contemporain. Il propose une vraie révolution :
« Faire réécrire notre constitution par une assemblée constituante populaire, tirée au sort et dont les membres seront inéligibles aux mandats qu’ils définiront. »
Idée qu’il développe déjà sur son blog Le Planc C, et qu’il décline de conférence en wiki-échanges sur Internet. Il s’explique :
« Contrairement à Mélenchon, qui veut une constituante élue, moi je pense que si on veut une constitution, il faut qu’on l’écrive nous-mêmes. Si les élus l’écrivent pour eux, il y a un conflit d’intérêt, alors que si on met n’importe qui, un plombier par exemple, il sera naturellement conforme à l’intérêt général ».
Très excité par l’exercice de « cerveau collectif où chacun met sa part de génie », le prof cherche à décrypter les abus de pouvoir et voit dans la monnaie privée une vraie source d’oppression.
Justement, les Colibris proposent de « rendre la souveraineté monétaire », par le développement des monnaies locales. Des initiatives comme le Sol-Violette à Toulouse rencontrent déjà un succès croissant même si, selon Etienne Chouard, elles sont surtout « à vocation pédagogique ».

Construire, à côté du capitalisme, une économie alternative

Au lancement de la (r)évolution se trouveront aussi quelques élus rock’n’roll, comme le sénateur EELV du Morbihan Joël Labbé. Lui voit dans les Colibris des « semeurs d’idées nouvelles » sur lesquels il s’appuie pour faire des propositions parlementaires :
« Une initiative qui arrive au bon moment, alors que la société civile est mûre pour se mobiliser, mais qu’il y a toujours ce fossé entre élus et citoyens. »
Quand le plan à 50 ans des Colibris est l’« autonomie alimentaire pour tous », le sénateur va plus loin en rédigeant une « proposition de loi interdisant les pesticides par les collectivités locales sur les espaces publics ». Il assure que c’est possible puisque des communes l’ont déjà fait.
Cette démonstration par l’exemple, cet essaimage d’initiatives individuelles est au cœur de la stratégie des Colibris, rappelle son directeur Cyril Dion :
« Ceux qui ont voulu transformer le capitalisme de l’intérieur ont bien vu que ça ne marche pas. Body Shop [la boîte de cosmetique écolo et éthique, ndlr] a été racheté par L’Oréal... Il vaut mieux construire à côté une économie alternative, tout en laissant l’ancienne s’écrouler d’elle-même. »
Devenir des acteurs de changement

Raphaël Souchier, auteur de « L’après-Wall Street sera local, Citoyens, entreprises et collectivités réinventent l’économie », à paraître prochainement, présentera les bienfaits de la relocalisation de l’économie. Il exposera le succès du réseau américain BALLE (Business Alliance For Local Living Economies) :
« Organic Valley regroupe 1 766 familles paysannes, réalise un chiffre d’affaires de 700 millions de dollars, et leur objectif central est de préserver un art de vivre local. Iils ne sont pas devenus des exploitants exploités par leur propre organisation. »
En France, la responsabilité de l’intérêt général est au contraire trop souvent dévolue à la collectivité ou aux associations. Là, explique-t-il, « il s’agit de faire passer la notion de responsabilité personnelle et collective dans nos pratiques habituelles, de devenir des agents de changement ».
Et comme le dit Pierre Rabhi, la question n’est plus seulement « quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? » mais « quels enfants laisserons-nous à la planète ? ».

Source : http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/01/30/document-la-feuille-de-route-vers-la-sobriete-heureuse-239140

mardi 18 décembre 2012

Cyberguerre, défi du futur pour l'humanitaire ? - 5 à 7 du CICR

Ce soir ILERI ExCHANGE sera présent de 17h à 19h au 5 à 7 du CICR sur le thème : "Cyberguerre, défi du futur pour l'humanitaire ?" !

Autour du journaliste Christian Troubé débattront Nicolas Arpagian, directeur scientifique du cycle Sécurité numérique, Institut national des Hautes Etudes de la sécurité et de la justice, le Lt Colonel Nathalie Durhin, chef du bureau du droit des conflits armés (Ministère de la Défense) et Yves Sandoz, membre du Comité international de la Croix-Rouge.

Vous pouvez suivre l'ensemble des débats en DIRECT sur la page facebook : "L'humanitaire dans tous ses états"
>>> https://www.facebook.com/pages/LHumanitaire-dans-tous-ses-Etats/169037656640?ref=ts&sk=app_208195102528120